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Presqu’île de Guérande. Un pilote qui écrit dans le ciel !

Publiée le 01/09/2017

Venues de nulle part, apparues soudainement dans le ciel, ce lundi midi, des lettres se forment subitement dans le ciel bleu de la Côte d’Amour : baule suivi d’un cœur… Dans la journée, s’en suivront d’autres messages : oui up… puis, à nouveau, un cœur transpercé.

Mais qui est ce pilote qui dessine dans le ciel ? Nous l’avons retrouvé à l’aérodrome de La Baule juste avant son départ pour Lyon. Son nom : Walter Dintinger. Venu sur la côte pour raisons familiales, il en a profité pour déclarer sa flamme à La Baule et attirer l’attention sur son activité.

 

Quelle est votre activité exactement ?

Je suis skywriter. Pilote de formation classique, j’ai appris la technique pendant deux mois auprès des meilleurs skywriters américains, à Las Vegas. Il s’agit de former des lettres dans le ciel pour poser des messages éphémères. C’est une technique apparue dans les années 1920 aux USA. Pepsi ou Lucky Strike par exemple s’en servaient beaucoup à l’époque. Il s’agit d’un premier média de masse.

Comment procédez-vous ?

Je trace sur papier mon plan de vol, en écrivant les lettres du message de droite à gauche. Je peux faire toutes les lettres de l’alphabet, tous les dessins, tous les logos. J’embarque à l’arrière de l’appareil un réservoir de 30 litres d’un mélange spécial qui passe dans le pot d’échappement et que je lâche avec une manette à mon manche de pilotage et qui sort sous forme de fumigènes. Ce sont comme des gouttelettes cristallisées dans l’air d’altitude. Il me faut environ 1 mn 30 par lettre, et la trace reste environ 10 minutes. Je travaille à 10 000 pieds. Les messages se voient à 20 km à la ronde. Lundi, j’ai travaillé juste au-dessus de la baie.

 

Y a-t-il besoin d’autorisations spéciales ?

Comme pour tout plan de vol, il y a une déclaration à faire auprès de l’Aviation civile. Pour le skywriting, il s’agit d’une demande d’autorisation un peu plus complexe, mais dans des lieux comme La Baule, le trafic aérien n’est pas très dense, cela facilite les choses. C’est plus compliqué sur Paris !

 

Quels sont les clients qui vous demandent ce genre de prestations ?

J’ai par exemple écrit la demande en mariage d’un joueur de tennis célèbre récemment ou encore reproduit le logo de Dassault, pour un événementiel… Cela peut être des entreprises ou des collectivités pour des lancements de produits, des anniversaires ou encore des particuliers, souvent pour des messages d’amour. Je sillonne toute l’Europe pour répondre aux demandes. Je suis un des seuls pilotes à proposer du skywriting en Europe. Mais je n’accepterais pas de faire des messages politiques, religieux ou autres. Je reste dans la pub ou dans l’amour !

 

Une demande en mariage dans le ciel, ça n’a pas de prix, mais tout de même un coût ?

Chaque message est différent, mais on peut tabler sur une moyenne d’environ 5 000 € pour un message comme baule avec un cœur. Eh oui, je n’ai pas fait le « la » mais parce que c’était plus simple pour cette fois.

 

Est-ce que l’on vous reverra à La Baule pour un nouveau skymessage ?

Pourquoi pas ? Rien n’est prévu pour l’instant, mais c’est un lieu propice à ce genre de prestations.

 

Propos recueillis par Sandrine LeVoëdec-Rabas

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