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L'actualité de CENTURY 21 Multimer Immo

Côte d'amour : vers une crise immobilière ?

Publiée le 01/05/2015

Jusque là plus épargnée par la crise qu'ailleurs, La Baule vit des moments difficiles en matière d'immobilier. Analyse du phénomène.

05/12/2014 à 11:54 par Christophe Lusseau

Sur le front de mer, quelques pancartes fleurissent sur certains immeubles, mais l'humeur n'est pas à la vente “On va droit vers une crise immobilière sur notre ville…” Lors du dernier conseil municipal de La Baule, Yves Métaireau s’est alarmé de la baisse des droits de mutation (ce qui revient financièrement à la ville après une vente). Jusque là plus épargnée que d’autres secteurs par la crise économique, la Côte d’amour souffre d’un mal que Lydia de Turmeny, professionnelle de l’immobilier à La Baule, résume ainsi : “la réforme de la plus value, fin août 2013.” Sur un marché traditionnellement élevé (et qui le reste globalement sur des biens rares en bord de mer), les vendeurs ont fait leur compte.

Si la maison ou l’appartement secondaire ne leur appartient pas depuis plus de 30 ans, ils paient une forte plus value.”

Résultat, les transactions ont été gelées. “On leur a bien dit de vendre un peu moins cher pour être gagnant”, mais la plupart du temps ils préférent attendre des jours meilleurs.

Délai rallongé

Après la crise de 2008, tempérée par deux belles années (2011 et 2012), 2013 et 2014 ont vu le marché s’effondrer. “On sent quand même un petit regain en cette fin d’année, tempère la professionnelle. Mais comme les acheteurs ont du mal à vendre ailleurs…” Un bien, d’habitude parti en trois mois, s’écoule plutôt en cinq-six mois et les prix ont baissé en moyenne de 10 %, “même face mer”. Lydia de Turmeny se veut pédagogue auprès de ceux qui lui confient un bien.

Il faut que les vendeurs nous écoutent et ne restent pas sur les prix d’il y a deux ans.”

Dur, dur, la loi Alur

Mais ce n’est pas le seul frein à la vente. Un autre, plus pernicieux, s’appelle la loi Alur (ou Duflot) et concerne les appartements dans les immeubles, une denrée courante sur la côte. “Pour résumer, elle implique de fournir, lors du compromis de vente, tous les papiers qui concerne la copropriété depuis son origine.” Une paperasse qui, si elle a bien évidemment des vertus, rebute.

A La Baule, il y a une population de résidents secondaires et de propriétaires âgés qui ne savent souvent plus où sont les papiers.”

Conséquence, les agents immobiliers se retournent vers les syndics, “qui ne savent plus où donner de la tête”. Les délais se rallongent “et ça devient un fatras administratif”.

Le retour des jeunes ?

La dernière mesure annoncée par le gouvernement, de laisser aux municipalités la possibilité d’augmenter de 20 % la taxe d’habitation pour les résidents secondaires, n’arrange rien. Même si Yves Métaireau, lors de ce même conseil municipal, a laissé entendre qu’il ne l’appliquerait pas. Mais qu’en sera-t-il de Pornichet, Batz, Le Croisic et Le Pouliguen, qui ont également ce levier ? Seule bonne nouvelle, la baisse généralisée des taux de crédit (moins de 3 %), qui incite les investisseurs à acheter plutôt qu’à placer dans une assurance-vie.

Grâce à ça, on commence aussi à voir des jeunes revenir sur La Baule, notamment à Escoublac et au Guézy.”

Avec une moyenne transactionnelle de 3 à 400 000 € sur La Baule, les prix sont redevenus un peu plus raisonnables.

Christophe Lusseau L’Echo de la Presqu’îel

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